Otage d’un groupe armé au Tchad

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Dans cette biographie-témoignage, Frédéric Travier retrace l’histoire de Paul Horala, missionnaire et infirmier, enlevé par un groupe islamiste au Tchad.

Paul Horala naît en 1936, en Alsace. Son père meurt quand il a trois ans et il est élevé par ses grands-parents, puis par sa grand-mère seule. Cette dernière, Marie, est chrétienne et malgré la difficulté d’élever trois enfants en 1948, Paul est touché par son comportement. Il assiste à  des camps de jeunes et se convertit à  16 ans, à  l’écoute de la Parole. Il apprend le métier de relieur et doreur à  Strasbourg, travaille et s’engage aussi dans les activités de son église. Ensuite, au service militaire, il parvient à  rejoindre une section d’infirmiers militaires ce qui lui évite de prendre les armes. Il est affecté en Algérie, où il se retrouve finalement dans une infirmerie qui soigne la population locale musulmane. C’est là  qu’il a peu à  peu la conviction de devenir missionnaire. Il est formé en Suisse en tant qu’infirmier, où il rencontre sa femme, puis à l’Institut biblique Emmaüs. C’est leur église qui les envoie en Afrique après avoir reçu la conviction que leur place y était.

C’est au Tchad qu’il est enlevé le 10 juin 1975. Pendant 5 mois, il est retenu par un groupe de rebelles musulmans, le Frolinat, qui le soupçonne d’espionnage, notamment parce qu’il utilise un poste radio pour ses activités missionnaires. Il est menacé d’être exécuté pour conspiration contre le peuple tchadien.

L’auteur appuie cette biographie de nombreux documents, il décrivant surtout comment la situation a été vécue par la famille et les amis de Paul, la manière dont ils l’ont soutenu, par la prière et des lettres quand c’était possible. Nous découvrons aussi tout le travail fait par ses amis pour aider à sa libération (lettres au Président Giscard D’Estaing qui a pris sa cause à cœur, engagement de Jules Marcel Nicole, président de la Mission Franco-Suisse protestante pour laquelle Paul travaillait). Il montre comment ses amis l’ont défendu en répondant aux média (même chrétiens!) quand ils donnaient de mauvaises informations qui pouvaient lui nuire (ils démentent toute implication politique de Paul…). En effet son travail dévoué au Tchad était parfois regardé avec suspicion.

Je recommande cette lecture, le propos me semble très juste, l’auteur fait le parallèle avec l’affaire Claustres et montre que dans des situations similaires les victimes peuvent avoir des comportements différents, la foi et l’espérance pour Paul et le désespoir pour Mme Claustres. Sans faire l’apologie de Paul, l’auteur montre comment sa foi lui a permis de traverser cette épreuve, avec simplicité.

L’auteur conclue sur une courte médiation de Éphésiens 6.19 et le rôle de l’ambassadeur pour Christ. Je recommande donc ce témoignage et vous laisse avec ces quelques lignes de Paul Horala qui reflètent bien l’ambiance du livre :

Le Seigneur ne nous a pas promis que des moments faciles. (…) Sa présence a été pour nous un secours tout puissant et réconfortant. C’est justement dans ces périodes plus dures que nous avons expérimenté le plus la proximité du Seigneur et vu combien sa paix nous réconfortait. Il est clair que lorsque Dieu nous a appelés, jamais nous n’aurions pu imaginer qu’il interviendrait dans tous ces différents domaines de notre vie. Le Seigneur est près de ceux qui s’attendent à lui en tout temps.

Claudie Beziau

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