La liberté dans l’oubli de soi (T. Keller)

Dans un monde où tout est centré sur l’individu, l’égo et le renforcement de l’estime de soi, Timothy Keller nous propose de méditer de manière édifiante, et en quelques pages, l’exemple de Paul à ce sujet. La liberté dans l’oubli de soi (Clé), vous est présenté par Nathanaël, votre libraire parisien.

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« Que personne ne mette donc sa fierté dans des hommes, car tout vous appartient, que ce soit Paul, Apollos, Céphas, le monde, la vie, la mort, le présent ou l’avenir. Tout est à vous, et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. » 1 Corinthiens 3.21

Paul partage dans ses lettres son inquiétude à cause des divisions dans l’Eglise de Corinthe.  L’apôtre insiste notamment sur le fait que l’orgueil et la vantardise sont sources de ces tensions. L’homme soucieux d’une bonne estime de soi se retrouve dans une impasse car il poursuit des valeurs inaccessibles sur lesquelles il cherche tant bien que mal à se construire une identité, à asseoir son ego, et ainsi donner un sens à sa vie. Mais, comme le dit l’auteur, « l’homme est vide ».

Or l’apôtre Paul ouvre une voie inverse : le verdict tant craint est déjà posé pour le chrétien. Il ne cherche plus à l’atteindre par des performances. Se reconnaissant comme pêcheur et gracié, l’homme devrait être délivré du souci de soi et cesser d’être « autocentré ».

Le plus touchant dans l’attitude de Paul, c’est qu’il ne cherche pas son identité auprès des Corinthiens, ne voulant pas s’affirmer ni être « quelqu’un ». Il va tout simplement leur dire qu’il est  libre de cela, sa « conscience ne lui reprochant rien ». Cela ne veut pas dire qu’il se considère lui-même comme juste, mais que le Seigneur lui-même est son juge.

« Le problème de l’estime de soi, qu’elle soit haute ou faible réside dans le fait de se trouver quotidiennement devant un tribunal. Chaque jour, nous sommes en procès. »

Paul sait que son identité est assignée au fait d’être pleinement justifié et cela le rend libre d’accepter les critiques sans forme de découragement. Il est donc libre. Libre de lui-même, il dépend pleinement de Jésus Christ et ne sert plus sa propre personne. Il agit par amour pour ses frères et son église.

En quelques pages efficaces – le livre est quasiment une brochure – Timothy Keller réoriente ainsi le croyant, en redéfinissant ce qu’est la véritable liberté.

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